Fernand-leger-officiel-artiste-moderne

Découvrir
Fernand Leger

Chronologie de Fernand Leger 

1914
Une culasse de canon 75 révèle sa lumière
Dès la déclaration de guerre, le jeune Léger est mobilisé comme sapeur dans le génie et envoyé sur le front de l’Argonne. À partir de ce moment, faire une peinture à la fois populaire et moderne devient un leitmotiv

« Cette guerre-là, c’est linéaire et sec comme un problème de géométrie »

Fernand Léger, La cuisine roulante, automne 1915, encre de Chine.
Attaché aux hommes et fasciné par l’univers mécanique, il se souvient en 1946 que l’expérience de la guerre lui a permis « de découvrir le Peuple et de [se] renouveler entièrement ».

Sous l’horreur des combats, Léger côtoie « des mineurs, des terrassiers, des artisans du bois et du fer » et garde foi en l’humanité grâce aux moments de camaraderie passés dans les tranchés. Outre sa conscience sociale, c’est son esthétique qui se révèle, faisant de la machine un objet plastique, symbole du savoir-faire technique propre à son époque. 
« Je fus ébloui, explique Léger, par une culasse de canon de 75 ouverte en plein soleil, magie de la lumière sur le métal blanc. Il n’en fallut pas moins pour me faire oublier l’art abstrait de 1912-1913. Révolution totale comme homme et comme peintre ».
C’est une véritable prise de conscience qui s’opère, celle de la beauté intrinsèque de la machine qui rejoint désormais celle de l’homme
1914
1916
Apollinaire l’emmène voir un film de Charlie Chaplin
Durant une permission de l’été 1916, il retrouve à Paris son ami Apollinaire qui l’emmène au cinéma voir Charlie Chaplin.

Il découvre à la fois l’écran et celui qui allait le marquer comme le personnage populaire, mécanique et cubiste de son temps. 
 

Charlot, le clown de la vie moderne, apparaît sur les écrans à partir de 1914 et enthousiasme les artistes d’avant-garde. Pour Fernand Léger, qui a choisi d’exclure tout sentiment et narration de son art, voit en Charlot l’
« homme-image » idéal. 
1916
1924
Il fonde l’Académie Moderne
Cette figure-miroir de la société contemporaine, Fernand Léger va la décliner sous la forme d’un petit pantin nommé Charlot Cubiste.

Dans un scénario de dessin animé imaginé par le peintre, ses membres en bois s’éparpillent puis se retrouvent au fil d’une journée mouvementée. Il découvre les tableaux cubistes et rencontre la Joconde au Louvre, qui se finit par se consumer d’amour pour ce chantre de la modernité. 


Un projet finalement avorté après deux séquences tournées, mais qui marquent l’entrée de Fernand Léger dans le cinéma. Quelques années plus tard, son petit personnage offre un dernier hommage au grand Charlot en ouvrant la première séquence du Ballet mécanique.
1924
1940
Il s’exile aux États-Unis pour fuire le nazisme
Fernand Léger a dirigé et professé dans plusieurs académies de peinture, en France mais aussi aux États-Unis.
Lui qui n’a cessé de chercher les caractéristiques de l’époque qui l’entoure, sait que les temps changent vite et que les jeunes artistes sont là pour capter l’essence de la modernité.

« C’est extrêmement libre ici, j’accepte tout »

  Une vocation de partage donc, qui le fait être apprécié du tout Paris mais aussi hors des frontières. Avec le peintre Amédée Ozenfant, il ouvre en 1924 l’Académie Moderne, située au 86 rue Notre-Dame-des-Champs. Ils y enseignent avec Emile Othon Friez ou Marie Laurencin. En 1934, elle devient l’Académie d’Art contemporain.   

Fernand Léger, qui parle anglais, a formé des centaines d’élèves de toutes les nationalités qui ont diffusé ses idées dans la seconde moitié du XXème siècle. Parmi eux, on peut citer René Margotton, Nicolas de Staël, William Klein, Louise Bourgeois, Neşet Günal, Sam Francis, Aurélie Nemours ou encore Serge Gainsbourg.   

Après la Seconde Guerre mondiale, son atelier-école du boulevard Clichy compte près de 75 élèves. Il demeure un lieu cosmopolite, accueillant des artistes aux profils variés, dont beaucoup de femmes. 
1940
1952
Il épouse Nadia Khodossievitch
Lorsque Léger s’embarque en 1940 dans le port de Marseille, pour ne pas subir une seconde fois la guerre, il ne part pas en terre inconnue.
Entre 1931 et 1938, il effectue pas moins de trois voyages aux États-Unis ; pour y exposer dans les plus grands musées mais aussi pour réaliser les peintures murales des appartements de Nelson Rockefeller ou
Wallace K. Harrison.  

« Les bottes, la boue je l’ai vécu pour la Première Guerre, ça suffit ! »
 
En 1941, chargé de cours au Mills College en Californie, il sillonne les États-Unis en autocar pour rejoindre New-York où il établit son atelier.
Pierre Matisse, jeune fils du peintre alors galeriste, l’invite à participer à l’exposition “Artists in exile”, réunissant de nombreux artistes ayant fui la guerre.
La couleur en dehors 
  Le plus notable de cet exil est sans doute le changement pictural qui s’opère en 1942, comme il l’explique : 

  « Quand j'étais à New York, j'ai été frappé par les projecteurs publicitaires de Broadway qui balaient la rue. Vous êtes là, vous parlez à quelqu'un et, tout à coup, il devient bleu. Puis la couleur passe, une autre arrive, et il devient rouge, jaune. Cette couleur-là, la couleur du projecteur est libre: elle est dans l'espace. J'ai voulu faire la même chose dans mes toiles. »  

À travers la série des Plongeurs, puis celle des Cyclistes, Fernand Léger se met à dissocier le dessin et les couleurs. Ces dernières, libérées des cernes noires qu’elles n’ont plus l’obligation de remplir, flottent dans l’arrière-plan de la toile. Il crée un nouvel équilibre entre les éléments essentiels de la peinture.   Revenu en France avec 57 toiles et 125 œuvres sur papier sous le bras, l’essentiel sera exposé l’année suivante à la galerie Louis Carré sous le titre “Fernand Léger, oeuvres d’Amérique 1940-1945”. 
1952

Vous souhaitez faire l'acquisition d'un tableau de Fernand Leger ?

Faites-vous accompagner par un Spécialiste